Маскароны ~ Les mascarons d’Aix-en-Provence

•17 avril 2011 • Laisser un commentaire

Il faut lever la tête pour les voir, ne pas avoir auparavant été distrait par la beauté des portes qu’ils surplombent et les balcons de dentelle de fer forgé, parfois vaincre le frisson qu’ils suscitent – au même titre que les clowns ou le père-noël.
Et pourtant ils nous adressent quelque chose, à tous et à personne, de la part de Lire la suite ‘Маскароны ~ Les mascarons d’Aix-en-Provence’

Fedor van der Valk

•14 avril 2011 • Laisser un commentaire

Étant donné le nombre de questions qui m’ont été adressées concernant le billet précédent, il ne me reste qu’à publier son contenu en français.

La chose probablement la plus surprenante quand on regarde le travail de Fedor Van de Valk, c’est le côté organique, sans aucune recherche de symétrie ou de motifs, des réseaux de fils qui soutiennent son string garden – son jardin suspendu. Les plantes mises en lévitation au dessus du sol vivent dans des boules de terre recouvertes de mousse. Les lois de la gravitation et de l’équilibre donnent des orientations parfois improbables aux fleurs, arbres et arbustes, et les espèces ainsi mises en valeur sont d’origines les plus variables, bien qu’on retrouve une certaine permanence de provenance des Caraïbes et de l’Europe du Nord.

Que peut-il bien projeter de son monde intérieur qui prend dans son art une forme apparemment si radicalement contre nature? Renifler du côté de l’enfance parait être une banalité, mais immanquablement, ça paye. Sur le net, les photos peu nombreuses de Fedor laissent apparaitre plus souvent ses mains que son visage, mais ces mains là ont toutes les chances d’être des mains de métis. Et moi, « métis » ça me met le neurone en éveil. Lire la suite ‘Fedor van der Valk’

Федор ван дер Вальк

•12 avril 2011 • Laisser un commentaire

Наверное самое удивительное когда рассматриваешь работы Федора ван дер Валька, это органичность, лишенная каких-либо поисков симметрии и узоров в сетях нитей что поддерживают его String Gardens – висячие сады.
Растения находящиеся в левитации, порой – в полете, живут в земляных шарах покрытых мхом. Законы гравитации и равновесия придают кое-где необычный, даже неправдоподобный уклон его цветам, кустам и деревьям. Широкий диапазон разновидностей, но при этом настойчивое постоянство флоры экзотической и северной Европы.

Что же так проецируется из внутреннего мира, что в его искусстве принимает настолько, с первого взгляда, противоестественный облик? Принюхиваться в таких случаях в сторону детства – банальность, но неизбежно оказывается выгодным. В сети, редкие фотографии Федора чаще показывают его руки чем лицо. И руки эти – явно руки метиса. А у меня при слове « метис » начинает вибрировать нейрон. Lire la suite ‘Федор ван дер Вальк’

Клуатр Собора Святого Спасителя

•23 mars 2011 • Laisser un commentaire

На Университетской площади в г. Экс-ан-Провансе находится кафедральный собор Святого Спасителя. Этот удивительный монумент стоит на том, что уже в языческие времена было храмом, и занимает место когда-то стоящих бок о бок трех церквей: Св. Максимильяна построенной в XIIв., готической построенной в средневековье и третьей – в эпоху барокко. Lire la suite ‘Клуатр Собора Святого Спасителя’

Пещеры Ласко – Chantal Jègues-Wolkiewiez

•21 mars 2011 • Laisser un commentaire

Salle des taureaux - Crédit Photo : Pascal Goetgheluck.

Пара месяцев тому назад узнала про гипотезу ученой Chantal Jègues-Wolkiewiez о том, что доисторические фрески пещеры Ласко являются зодиаками, то есть картами созвездий такими какими их можно было видеть тогда.

понравились обстоятельства которые натолкнули ее на эту мысль, как часто бывает – инсайт из обыкновенной бытовой сцены: были найдены вокруг пещеры кости животных в которых были просверлены серии непонятных дырочек. сидела одинокая ученая вечерами у входа в пещеру после рабочего дня, жевала свой сандвич и смотрела на звезды. из вечера в вечер небо следовала своей траектории. и как ее как то осенило – те дырочки ведь позиции звезд!

много много лет тому назад на ее месте сидел наблюдательный любознательный доисторический человечек. метил позиции звезд и переносил карту неба на стены пещеры.
многие значимые точки фигур соответствуют координатам звезд, и написаны фрески круглым сводом, ровно как и небосвод над головой.
гипотеза пока далеко от нахождения консенсуса среди ученых мужей….

Поль Сезан 1839 – 1906

•17 mars 2011 • Laisser un commentaire

Поль СезанСезан родился в 1839г в Эксе в состоятельной, хоть и не совсем соответствующей всем критериям буржуазии того времени семье. Когда он родился, его мать, бывшая рабочая, жила в гражданском браке с Луи Огюст Сезаном, своим работодателем и хозяином фабрики шляп. И обвенчались они только в 1844г., узаконив таким образом Поля и его сестру Марию.
В 1847, единственный в Эксе банк Баржес обанкротился, Луи Огюст Сезан вместе с кассиром Кабассолем открывают свой банк.
Обучение Поля Сезана происходит в Эксе, где он приобретает солидную классическую культуру. Среди его одноклассников, некий Эмиль Золя становится его близким другом. Lire la suite ‘Поль Сезан 1839 – 1906’

Неопалимая Купина, Никола Фроман.

•16 mars 2011 • Laisser un commentaire

Неопалимая Купина, Никола Фроман.

В соборе Святого-Спасителя Экс-ан-Прованса хранится одна из самых замечательных работ провансальской школы XVв. Триптих написан в 1478 г. по заказу короля Рене, последнего графа Провансского. Выполнен он на дубовой доске 4х3м одним из последних мастеров провансальской школы. Изначально предназначенный для Lire la suite ‘Неопалимая Купина, Никола Фроман.’

Le discours de la science

•3 février 2008 • Laisser un commentaire

Lorsqu’on prend la parole, avant toute chose, on prend place. Mais laquelle ? Car il existe différents lieux d’où l’on peut parler, interpeller l’autre, et l’effet de ce qui s’y dira sera différent suivant chacun d’eux. Ce lieu d’où l’on prend la parole est la place d’agent. Ensuite, il s’agit de savoir à qui l’on parle, à quel autre s’adresse cette parole. Cet autre, qui se trouve être le deuxième élément spécifique de tout discours,  s’écrit avec un grand “A” car si “dans son discours le sujet se rapporte à un autre, c’est avant tout à l’Autre, c’est-à-dire non à un individu mais au langage, au code ou mieux encore, au trésor des signifiants, à la loi que le langage véhicule”. Cette parole adressée à l’autre a un effet c’est le produit du discours. Cette production a une cause autre, plus véritable que l’agent du discours, c’est la vérité, au nom de laquelle parle l’agent.
La vérité, l’agent, l’autre, la production constituent donc les quatre instances de la structure signifiante du discours. Ces quatre places seront occupées (différemment suivant le type de discours) par quatre termes : S1, le signifiant-maître; S2, le savoir, la batterie signifiante formant réseau; $, le sujet et enfin (a), l’objet baptisé par Lacan “plus de jouir” .
A partir de ces quatre places et de ces quatre termes il y a autant  discours, chacun tirant son nom du terme occupant la place d’agent : discours du maître (en position d’agent : S1), discours universitaire (S2), discours de l’hystérique ($) et discours de l’analyste (a), puis le Discours du capitaliste, rajouté plus tard.

Le discours du maître : si l’on considère généralement le discours du maître comme le discours de base, matrice des autres discours, c’est qu’il arrive comme premier, du fait qu’il s’énonce à partir de la relation fondamentale S1->S2, la chaîne signifiante dans laquelle s’inscrit l’enfant, celui de ses parents. Il est de l’ordre et de la Maîtrise, de la reconnaissance, (mathème pointant le sujet en tant que divisé par le signifiant) hiérarchique alors qu’il porte en lui la revendication égalitaire du Maître "libre" dans son rapport de dépendance à la reconnaissance par son esclave de son statut de maître. La vérité du sujet est en jeu dans ce qu’il dit par rapport à l’autre, sous son regard. Sa liberté ici est arbitraire, c’est celle de choisir son camp, la vérité change de place selon les institutions où il s’inscrit, volonté de vérité. "On n’est dans le vrai qu’en obéissant aux règles d’une police discursive qu’on doit réactiver à chaque fois qu’on parle". Le signifiant maître mis en position d’agent occulte sous la barre la division subjective et prétend savoir ce que veut l’autre, mais à condition d’épargner la question de son propre désir.

S1  ==>  S2
$     //      a

Le discours de L’Université sous l’injonction du discours du maître produit le $ et accroît ainsi le "malaise dans la civilisation", l’objet cause du désir est transformé en objet du désir de savoir (ou de consommation) et occulte ce qu’il en est de l’assujettissement au S1 à quoi se soumet celui qui veut connaître. Celui qui veut connaitre saura une masse d’informations sur les phénomènes et les points de fixation irrationnels de l’angoisse collective sur des interventions médicales et aussi des questionnements et remises en cause absolument fondés.  Prenons un virus quelconque, la masse de données produit un sujet divisé, et ne produit pas au final une vérité sur la conduite à tenir face aux risques.

S2   ==>  a
S1    //     $

Le discours hystérique lui répond en défiant la maîtrise et en la contraignant à produire un savoir toujours mis en cause, vérité irrecevable pour le maître. 

$   ==>  S1
a     //    S2

Chacun de ces discours pointe la jouissance impossible, l’impossibilité du sujet à atteindre son objet.

AGENT  ==>  AUTRE
VÉRITÉ // PRODUIT

Pour le Maître ne l’être qu’au prix de l’esclavage à la reconnaissance de l’autre, pour l’Universitaire l’impossible est de prouver un sujet tel que défini par la science, pour l’hystérique la remise en cause du maitre ne remet pas plus en cause ce qui est factuel et c’est seulement la reconnaissance de cet impossible ou, en d’autres termes, l’acceptation de la castration qui permettra au sujet un accès à la vérité de sa jouissance.

On demandait sur un Blog à part voisin "On peut ) peine reconstruire fragilement sur les ruines du passé, qu’en pensez-vous ?"

Je sais pô les autres, mais je pense que chez l’auteur, dans la question même il y a là reconnaissance de cet impossible, vé oui qu’il y a acceptation de la castration de jouir de la science et de la position de maîtrise :)

 

PS: je trouve ça très smart de taguer ce billet "Santé et bien-être" :)

Jacques-Alain Miller, Histoires de … Psychanalyse

•16 octobre 2007 • Laisser un commentaire

L’inconscient est structuré comme un langage – Бессознательное строится по принципу речи

•14 octobre 2007 • Laisser un commentaire

L’inconscient est structuré comme un langage. Mais comment donc est structuré le langage ?

La question de structure est liée d’une part à la question du temps, d’autre part à la question du lieu.

La dimension synchronique – temporelle – est avant tout la question de la contigüité, c’est-à-dire de la métonymie.

Elle est au cœur de ce que Freud a découvert dans le rêve et dans certains phénomènes plus épisodiques de la vie quotidienne, comme le lapsus, l’acte manqué et l’oubli.

Elle correspond à la sélection d’un signifiant particulier pour point d’origine d’une énonciation pour représenter l’objet du message.

Base de la condensation et du déplacement, de la figuration, elle les rend possibles par la faculté de nommer un élément à l’aide de celui qui lui est contigu. Cette possibilité de remplacement qu’elle offre permet de connoter de façon particulière une signification…

« J’ai mangé trois assiettes ».

La synchronie est liée également à temporalité particulière de la parole, puisque la signification d’une phrase n’est bouclée qu’avec son dernier terme. Chaque terme étant à la fois anticipé par les précédents et les scellant dans un effet rétroactif.

D’autre part la structure est liée à l’aspect paradigmatique de la substitution.

La substitution va porter sur la base du matériau constitué par la métonymie, et dans le choix du terme de cette substitution vont apparaître des qualités d’un objet lorsque l’image d’un autre objet est employée.

Le surgissement d’un sens nouveau, ni celui de l’objet substitué, ni celui de l’objet substituant, mais un troisième sens, un sens métaphorique reste difficile à cerner : il relève d’un sens métaphorique….

« Tout est entre vos mains ».

Ce choix pour chacun dans la parole qu’il déroule se fait en fonction de l’Autre, Autre que Lacan écrit S(A) pour signifier qu’il n’existe pas dans l’Autre de signifiant qui en garantirait la vérité, qu’il n’existe pas d’Autre de l’Autre, que le signifiant est une pure différence avec les autres signifiants et avec lui-même.

La métonymie est  au niveau de la signification, la métaphore à celui du transfert de sens.

Ainsi, on peut l’écrire sous la forme S1 représente le sujet pour S2, mais comme S1 appartient lui aussi au trésor des signifiants, à l’Autre, l’Autre le résorbe et la parole se retrouve être un ensemble toujours réouvert :

…S1 -> (S1->(S1->S2))

C’est ce qui donne à la boucle de la parole un aspect de coupure fermée, que Lacan représente topologiquement sous la forme de la bande de Moebius.

 

Бессознательное строится по принципу речи. Что бы это значило, строится по принципу речи?

Вопрос о структуре связан с одной стороны со временем, с другой с местом.

С одной стороны синхроническое измерение – временное – в первую очередь имеет отношение к смежности, то есть к метонимии – тем что в сердце Фрейдовского открытия во снах и более маргинальных явлений обыденной жизни, таких как ляпсусы, ошибочные действия и упущения.

Метонимия соответствует выбору особого значимого как представителя объекта сообщения началом высказывания. Будучи основой сгущения и смещения как и фигурации, она позволяет именование одного элемента посредством другого, ему смежного. Возможность замещения которое она позволяет, особо коннотирует смысл.

«Я три тарелки съел».

Синхрония так-же связанна с особой темпоральностью речи, так как смысл фразы кольцеобразно закрывается лишь со своим последним термином. Каждый термин одновременно предваряет и скрепляет предыдущие в ретроактивном эффекте.

С другой стороны, структура связанна с парадигматическим аспектом субституции. Субституция опирается на основу метонимией составленного материала, и в выборе терминов этой замены появляются свойства одного объекта, когда используется образ другого объекта.

Возникновение этого нового смысла, ни замещённого, ни замещающего, а третий смысл – метафорический – трудно описуемый.

"Всё в твоих руках".

Выбор стоящий для каждого в речи которую он развёртывает происходит по отношению к Другому, являющимся местом выбора, Другого которого Лакан шифрует S(A) с целью обозначить что не существует в Другом значимого гарантирующего его истину, в других словах что нет Другого Другого, что значимое результат чистой разницы с другими значимыми и с самим собой.

В итоге, метонимия является смыслом, а метафора переносом смысла.

Это можно написать как – S1 представляет субъекта для S2 – но так как S1 тоже принадлежит кладезю значимых – Другому, Другой рассасывает значимое и таким образом речь оказывается постоянно переоткрытым множеством.

…S1 -> (S1->(S1->S2))

Это и есть то что придаёт кольцу образ закрытого разреза, который Лакан изобразил моебьюсовой полосой.

 

Rremerciements à Gilles Jobin et P.A. Ladame pour les illustrations.